Le cycle de l’eau
Le cycle de l’eau repose sur un ensemble d’interactions complexes. Un équilibre subtil dont la disparition d’un système entraine la déstabilisation de tout l’ensemble…
Tel un orchestre symphonique, chaque instrument joue sa partition.
Voici une première illustration qui se rapproche de ce que la plupart d’entre nous a pu apprendre dans les livres d’écoles.

Nous pouvons voir que l’eau y ai représenté sous diverses formes, solide, liquide, gazeuse, et qu’elle se déplace d’un milieu vers un autre.
Elle s’évapore des océans, se condense dans les nuages qui se forment et se déplacent.
En altitude l’eau tombe sous forme de neige, sinon, sous forme de pluie, puis tout cela ruisselle jusqu’aux rivières et fleuves qui transportent cela jusqu’à l’océan.
Ce qui n’est pas transporté par les cours d’eau pénètre les sols, grâce aux racines des plantes et des arbres qui conduisent l’eau jusque dans les nappes phréatiques.
Mais ce n’est pas tout, allons regarder d’un peu plus près …

Les racines pivots des arbres permettent à l’eau de s’infiltrer dans les nappes phréatiques.
- (1) Grâce à cela elles seront pleines, et celles-ci sont également prélevées par ces racines qui vont pomper l’eau jusqu’aux branches et feuilles de l’arbre.
- (2) Ensuite, l’arbre va « transpirer » l’eau. Ce processus est appelé l’évapotranspiration. Cette eau va s’évaporer, ce qui crée dans les milieux très arborés, de l’humidité, qui va servir tout un tas d’organismes vivants environnants (Les mousses, les bactéries, les champignons, d’autres végétaux, des insectes etc…). Les arbres, plus précisément les forêts, sont un excellent moyen de lutter contre le réchauffement climatique et l’assèchement de la région dans laquelle elles se trouvent.
- (3) Car les vieilles et grandes forêts attirent la pluie, nos ancêtres le savaient.
- (4) Pour qu’il pleuve il ne suffit pas qu’il y ai de la vapeur d’eau, il faut des germes, des graines de poussière, des grains de pollen et même des bactéries. Des germes physiques se baladent dans l’air et autour de ceux-ci, les molécules d’eau s’agglomèrent jusqu’à ce que ça fasse une goutte. Sans germes, ça ne marche pas. C’est une des raisons pour lesquelles il pleut assez peu en haute mer. Il n’y a pas de germes.
- (5) On peut dire que les forêts attirent la pluie. Elles la provoquent même, parfois. Dans les forêts tropicales, quand il fait trop sec, les arbres lancent des molécules pour déclencher la pluie.
Il y a de nombreux phénomènes qui se produisent sans que nous n’en soyons conscients, grâce à la
présence du « vivant » sous toute ses formes : Animales, végétales, fongiques, bactériologiques, et
d’autres dont nous ne savons pas encore le rôle, ni la famille. Nous ignorons beaucoup de choses quant à ce qui régit l’équilibre du monde et de nos vies.
Un autre phénomène qui nous intéresse, est celui de l’alliance entre les champignons et les arbres.

On appelle cela une symbiose. Des organismes qui ont mutuellement besoin les uns les autres et qui
vont s’échanger des éléments, afin de répondre aux besoins de chacun.
Sous terre, des millions de kilomètres de filaments, que l’on appelle les mycorhizes, crée un réseau
(réseau fongique) entre plusieurs éléments tels que les arbres avec les nappes phréatiques, les petites « poches d’eau » présentent sous terre et les végétaux.
Ces petits filaments grandissent bien plus vite que les racines, ce qui leur permet d’aller récupérer l’eau qui abreuvera les végétaux qui en ont besoin. En échange, les arbres et végétaux fourniront du glucose, produit par leur photosynthèse, aux champignons. Le champignons que vous voyez hors sol ne sont que les fruits d’un champignons beaucoup plus vaste.
De plus, ce réseau fongique permet aux arbres de communiquer entre eux. Ils échangent des
informations. Par exemple, si l’un d’entre eux manque de magnésium, un autre lui envoie.
Il y a donc une solidarité entre eux. On l’ignore souvent, mais les arbres sont des êtres sociaux, et le fait de communiquer entre eux leur permet de vivre plus longtemps, car ils se signalent ce qui leur manque.
Il se passe plein de choses sous terre.
Voilà pourquoi il est impératif de conserver la santé des sols. Les labourer et les retourner casse les filaments et ces réseaux fongiques. Déverser des produits chimiques élimine les bactéries, les champignons et les insectes qui sont des maillons essentiels au bon fonctionnement de tous les êtres vivants. On peut se rendre compte avec ces explications que lorsqu’on perturbe un seul de ses maillons, c’est tout le reste qui est impacté. Car tout est lié. Et même si nous tentons, pour expliquer et comprendre les fonctionnements des systèmes, de séparer ces derniers et de les classer en catégories, il est évident qu’en réalité, rien n’est séparer puisque tout est en perpétuelle interaction.
Et nous, les êtres humains, faisons partie de ces systèmes. Ces systèmes d’échanges et de symbiose. Si nous parvenons à en prendre conscience, avec l’aide de la science et de notre compréhension profonde, nous pouvons devenir des partenaires du monde « vivant ».
Le peuple de l’arbre est un projet qui s’inscrit dans ce partenariat. En semant des graines, nous
souhaitons permettre au sol, aux réseaux fongiques, à l’eau et aux arbres, de reconstituer un équilibre, et ainsi de régénérer ce qui a été détruit.
- Le cycle de l’eau
- Fonctionnement des sols
- Fonctionnement de l’arbre
- Identifier les arbres
- Les successions écologiques