Plan­ter des piquets, creu­ser des cuvettes, semer, nour­rir le sol en semant des engrais verts et repar­tis­sant de la matière orga­nique sont toutes les actions dont nous avons besoin pour réa­li­ser ce pro­jet.

On se retrouve dans la joie et la bonne humeur, avec vos petits bras mus­clés et vos grands cœurs pour semer ensemble les forêts de demain.

Tout le monde est bien­ve­nu pour ajou­ter sa graine !

N’hé­sites pas à nous rejoindre pour par­ti­ci­per.


Quelles étapes suivre pour récol­ter et semer des graines ?

Pour com­prendre, nous obser­vons la nature et son fonc­tion­ne­ment . Pour

apprendre nous allons l’imiter .

La régé­né­ra­tion natu­relle existe depuis des mil­lions d’années.

Les plantes, comme tous les êtres vivants ont un objec­tif pri­mor­dial, la

repro­duc­tion et l’expension.

Les arbres vont pro­duire des graines, elles vont tom­ber au sol ou bien se faire

empor­ter par le vent. Des ani­maux et insectes vont les consom­mer, les trans­por­ter et ain­si

elles vont être dis­per­sées.

Cer­taines graines néces­sitent même de pas­ser par l’estomac d’un ani­mal pour pou­voir

ger­mer ensuite. Le sys­tème diges­tif va bai­gner les graines dans les enzymes qu’il pro­duit,

et cette aci­di­té va acti­ver la ger­mi­na­tion dès lors que l’animal l’aura répan­du par ses

déjec­tions.

Il y a donc des points essen­tiels à connaître pour pou­voir récol­ter, conser­ver et semer des

graines :

1- Le stade de matu­ri­té des graines doit être atteint. Il ne faut pas les ramas­ser trop tôt. Car si la graine n’a pas atteint sa matu­ri­té, son taux de ger­mi­na­tion peut être nul.

Ain­si, pour les graines dans des enve­loppes, il faut attendre que ces der­nières soient bien

sèches. ( robi­nier, févier d’Amérique, carou­bier, arbre de Judée, albi­zia, savon­nier..)

Pour les fruits, le meilleur moment est lorsqu’il est prêt à tom­bé au sol, ( abri­cots, pêches,

poires..) et pour cer­tains, lorsqu’il est tom­bé et qu’il devient fri­pé et fon­cé ( cormes, jujubes,

olives..)

2- Le séchage : Lorsqu’on récolte les graines, si ce sont des graines avec des pulpes ( Lau­rier thym,

jujubes, aubé­pines, cor­nouiller san­guin …) on les dis­pose sur un pla­teau ou un séchoir à plantes, puis on les laisse sécher jusqu’à ce que la pulpe soit déshy­dra­tée.

Pour les graines avec des enve­loppes ou des causses ( Carou­bier, robi­nier, albi­zia, savon­nier..) on les pla­ce­ra au congé­la­teur au moins 3 jours pour éli­mi­ner les insectes man­geurs de graines qui pour­raient êtres pré­sents à l’intérieur de l’enveloppe. Puis on les dépulpes . Et enfin on les range dans des sachets ou boîtes, au sec, à l’abri de la lumière et des grandes varia­tions de tem­pé­ra­tures.

Atten­tion, cer­taines rares graines ne sup­portent pas d’être des­sé­chée (glands, peu­plier) mais assez

rare, on les conserve alors dans du sable humide.

3- Lever la dor­mance : les graines des essences de notre lati­tude ont sou­vent besoin d’une période de froid avant de se mettre à ger­mer. ( entre 60 et 90 jours). On nomme cela la stra­ti­fi­ca­ton Lorsque vous les semez en automne, elles vont vivre le

froid de l’hiver puis au prin­temps, le réchauf­fe­ment du sol va leur don­ner le signal de

ger­mer.

Ain­si, soit vous semez vos graines en pleine terre en automne. Soit vous pou­vez les

lais­ser au fri­go avec un chif­fon humide ou dans du sable à l’extérieur durant 3 mois, avant

de les semer .

Bon à savoir : Les graines ont un meilleur taux de ger­mi­na­tion la pre­mière année de leur pro­duc­tion. Par la suite elles vont perdre chaque année de leur pou­voir ger­mi­na­tif. ( Par exemple le taux de ger­mi­na­tion de la pre­mière année est de 100%, deuxième année, 60 % troi­sième année 30 % …)

Sachez éga­le­ment que cer­taines essences ont un taux de ger­mi­na­tion plus éle­vé que

d’autres. ( exemple : sur 10 graines de cor­mier, seule 5 vont ger­mer .) Ain­si lorsque je

sème mes graines, pour être sûr d’avoir au moins 1 graine ger­mée, j’en sème plu­sieurs à

la fois. Une dizaine ou une ving­taine selon les essences .(voir tableau avec les taux de

ger­mi­na­tion dans la rubrique « par­ti­ci­per » puis « col­lecte de graines » )

Rap­pe­lons-nous que la nature n’est pas pres­sée, et n’a pas d’objectif de ren­de­ment. Son objec­tif

c’est la robus­tesse, la péren­ni­té. Et cela passe par la len­teur. Voi­la com­met elle fonc­tionne

et c’est per­fec­tion­née durant des mil­lions d’années.

Dans la pra­tique de la régé­né­ra­tion natu­relle assis­tée, nous devrons être patients. Récol­ter et semer chaque année . Plus nous sème­rons de

graines ‚plus les chances d’ob­te­nir des arbres seront grandes .

Sachez qu’un arbre semé sera bien plus robuste qu’un arbre plan­té.

Il sera bien mieux enra­ci­né, auto­nome en eau et résis­tant face aux mala­dies.

Allez, il est temps de semer !